spectacles en tourne


Jean-Louis Debard, Pierre-Marius Court et Bruno Boussagol interprètent 3 femmes pour rendre hommage à celles qui, ayant entre 25 et 30 ans en 68, ont vécu les révolutions sociale, sexuelle et politique, en opposition avec les valeurs de l’époque.
Comédie engagée, Women se joue sur des hymnes de John Lennon, Colette Magny, Georges Brassens, Janis Joplin et Jeanne Moreau et des textes explosifs de Nadège Prugnard.




Brut de béton production
Conception et réalisation : Bruno Boussagol
Mise en écriture et texte : Nadège Prugnard
Interprétation : Jean-Louis Debard, Pierre-Marius Court & Bruno Boussagol
Look : Marie Caup
Durée : environ 1h30

Le pavé dans la main

« 3 copines de 40 ans », 3 « mémés rouges »  sortent de leur retraite, bouleversées que MAI 68 soit liquidé comme un mauvais souvenir.
« J’ai 73 ans et c’est pas des petits cons qui vont m’apprendre la vie et qui vont m’empêcher de remettre ça » dit Marie-France. Ce sont des crazy women, des suffragettes émancipées, des triplettes de Belleville façon 68, elles chantent Frank Zappa et Janis Joplin , toujours engagées, enragées, qui n’ont peur de rien et surtout pas des petits mâles dominants.
Entre l’Affiche du Ché et le manifeste des 343 salopes, entre l’anti-Œdipe de Deleuze, le Black Power et Angela Davis, les comédiens scandent slament scattent éructent le mois de mai 68. Elles descendent dans l’arène ou dans la rue, comme elles prirent le théâtre de l’Odéon jadis.



calendrier


contact tournée
Vronique Boussagol
tél. 06 08 46 69 44
courriel : brut-de-beton@orange.fr


DERNIRES REPRSENTATIONS :

Samedi 10 mars 2012
Centre culturel du Monteil, Monistrol sur Loire

Mardi 20 et mercredi 21 mars 2012
Cour des 3 Coquins Clermont-Ferrand
Dans le cadre des Paroles enrages du printemps
















presse

Interview de Bruno Boussagol par la Radio RCF Accord 16 (RCF Angoulme) l'occasion de la programmation au Thtre de la Couronne, le 14 janvier 2011.


Chronique de Guy Flattot - l'mission Studio thatre de France Inter (26/06/2010).

Interview de Bruno Boussagol dans la Terrasse - juin 2010

« Tout le spectacle s’organise dans la déflagration des mots percutés explosés rassemblés au prélable par l’auteur et rendus avec toute leur force par les acteurs pour célébrer avec l’intensité qui convient ce quarantième anniversaire de mai 68 qui s’annonce. (…) On chante, on crie, on pleure, on se souvient. Mai 68 court encore… »
La Montagne, J Barnérias


Women de Brut de bton


Women de Brut de bton



note d’intention

Avec WOMEN, nous voulons rendre hommage à ces femmes qui avaient entre 30 et 40 ans en 1968 et qui ont révolutionné la « condition féminine ».

Elles ont pris des risques avec leur existence. Elles ont pris le risque suprême de vivre, souvent au détriment de leur corps, de leur famille, de leurs amours. L’engagement dans l’incertitude et l’inconnu nous a éclairé.

Nous avons demandé à Nadège Prugnard de nous accompagner par l’écriture dans notre recherche. Elle a enquêté auprès d’une vingtaine de protagonistes historiques, de « grands témoins » et de femmes tout simplement engagées.

Le processus de création se déroulera en public, en plusieurs étapes pour aboutir en mars 2008 à la création proprement dite.
3 hommes d’environ 55 ans vont interpréter des femmes âgées d’environ 75 ans. Ce décalage d’âge réel permet de rendre crédible – donc pas ridicule – le travestissement au-delà précisément de l’effet de travestissement.

Sur scène, ce sont des femmes de 75 ans qui parlent, hurlent, chantent, rient et pleurent. Elles ont décidé de revenir sur scène pour « changer le monde ». Elles ont quitté leur retraite pour de nouveau s’engager dans les combats d’aujourd’hui. C’est cela aussi qui nous intéresse : montrer que des femmes âgées disent que le temps n’est pas au renoncement des idéaux de leur jeunesse.

Ce sont donc des « mémés rouges » qui nous réveillent.
Bruno Boussagol

Nous remercions pour leurs tmoignages Danielle Auroi, Liliane Grossard et Pierrette Tichit.

Brut de béton production inscrit son parcours de créations théâtrales dans le malaise de la civilisation. Celui-ci a pris en 1968 une signification dont nous sommes toujours tributaire. Si l’année 1968 fut une année charnière au plan international, elle prit un caractère particulier, original et déterminant en France. Quarante années plus tard nous n’en avons toujours pas fini avec la recherche de sens de cette période.
De Susie pourquoi tu pleures en 1978, en passant par Sombre printemps en 1989, Erendira en 1990, Baise-moi en 1996, Fanny N. en 2000, Elena en 2002, Monoï en 2003, Phèdre(noire) en 2003, 4.48 psychose en 2005… jusqu’à Women en 2008, Bruno Boussagol poursuit « la femme » au long d’une trentaine de mises en scène spécifiques.
















Extraits et interviews

... sur le site du Lavoir moderne parisien

... et l ....



extrait du texte

Marie-France
"C’était en mai le 13 je me souviens le 13 mai je courrais j’y allais c’était net c’était là / enfin c’était là / je courrais j’y allais c’était chaud c’était rouge intense un soleil rouge immense dans les cœurs le corps sous la peau dans la gorge tous les souffles ça brûlait / je me souviens là dans ma gorge un souffle rouge qui brûlait / un brasier un fusil de cris j’hurlais la vie dans un cocktail de mots lotofs et révoltés Révolution liberté provocation je gueulais comme bête cannibale j’ai la rage je suis un rat nous sommes des milliers et nous mordons laissez passer les enragés bordel je mords je mordais les mots tordais leur chair de vision LSD les mariées vont pousser entre les pavés je pousse la vie pousse je vis je veux vivre je pousse je cours je cours je courrais en robe blanche je me souviens on était des milliers on courrait essoufflées le souffle qui court coupé j’étouffais dans mes joues jambes dans mon corps de jupe qui jambe tombe se relève tombe se relève encore et courir encore emportée par la course trop rapide plus vite courir plus vite je courrais comme-comme comme une possédée comme-comme comme une folle enragée-dépeignée-décoiffée la rage plus de cage Révolution liberté provocation je courrais emportée par le souffle de tous empêtrée dans une robe immense c’était intense j’étouffais dans la laine de mai c’était en mai le 13 je me souviens 38° un soleil rouge qui brûlait je courrais me marier avec le pavé et rien-rien rien ne pourrait m’arrêter alors je courrais je courrais je courrais me marier avec rien avec tout-tout tous avec tous un acte d’amour la révolution le 13 mai dans une grosse robe dire oui je t’aime à la liberté alors je courrais comme comme comme une moufle comme un buffle je courrais je bufflais je rageais je tombais me relevais et courir comme emportée par la course trop rapide plus vite courir plus vite cette chaleur on étouffe j’étouffais au point mousse je bufflais de frousse les flics aux trousses plus vite courir encore et mon cœur qui se démaillait et ma robe qui filait ma robe qui tombait et mon cœur qui criait Liberty married me Pavé je t’épouse je suis la mariée du pavé je suis une fleur du pavot je suis un coquelicot et je veux vivre je veux vivre je veux vivre que je gueulais aux hirondelles en S CRSSS les joues gonflées enflées de flamme électrique avec ma guitare sèche en haut des pavés CRSSS place des Carmes c’était immense je me souviens dans ma robe intense sur un tas de pavés le temps s’est arrêté... "



l’équipe de création

Bruno Boussagol Bruno Boussagol

Entre 1970 et 1977, Bruno Boussagol obtient un DEA de philosophie, une licence de sociologie et étudie l’architecture, le cinéma, la pédagogie.
Depuis 1978, date à laquelle il s’est installé en Auvergne, il travaille à partir des villes de Billom, Clermont-Ferrand et Le Puy-en-Velay.
Dès 1982, il devient directeur artistique de festivals et d’événements, entre autres des Rencontres des spectacles vivants en Auvergne.
De 1982 à 1986, il  programme plus de 150 spectacles dont Le Royal de Luxe, Le Puits aux images, le Cabaret questre Zingaro, l’Illustre Famille Burattini, Le Living Theater, Michel Portal, Angélique Ionatos, Don Cherry, Manu Dibango, Généric Vapeur, L’Oiseau Mouche….
Il dirige ensuite Art en Souffrance (1989-1993) qui met en valeur les oeuvres réalisées par des artistes marginaux à la société (autistes, handicapés, délinquants, prisonniers), l’Année Bataille (1997, année du centenaire de la naissance, à Billom, de Georges Bataille) et le Festival de la Pensée – Pascalines (1997-1998), mettant en tension art contemporain (dans la rue) et débats philosophiques (hors université). En 2003, il codirige le festival En attendant la Biélorussie… avec Virginie Symaniec et en collaboration avec l’association Perspectives Biélorussiennes . Plus récemment en 2006, il réalise avec une trentaine d’artistes, La diagonale de Tchernobyl accueillie en résidence au Parapluie à Aurillac, au Moulin de l’étang à Billom et en Ukraine.

Bruno Boussagol est metteur en scène et scénographe. Les textes de la littérature contemporaine qu’il adapte révèlent un trajet individuel souvent initiatique dans lequel la question de la mort est posée. En 30 années, il a mis en scène une centaine de spectacles essentiellement inédits pour les compagnies Milieu du monde, Aujourd'hui ça s'appelle pas, Hôtel des voyageurs, ...Sinon son nectar..., théâtre de l'après histoire. Depuis 1989, il dirige la compagnie Brut de béton production.
Ses principales réalisations sont Sombre Printemps (U. Zürn), Erendira (G. Garcia Marquez), En attendant Godot (S. Beckett), Baise-Moi (V. Despentes), Le sens du combat (M. Houellebecq), La prière de Tchernobyl (S. Alexievitch), Fanny N. (L. Conti), La cour (M. Jouvancy), avec Virginie Symaniec La Prière de Tchernobyl en russe et biélorusse à Minsk, Elena ou la mémoire du futur (S. Alexievitch), Monoï (N. Prugnard), à la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale Phèdre(noire) (J. Racine), 4.48 psychose (S. Kane), La diagonale de Tchernobyl avec le Grand chahut collectif, Le petit musée de la catastrophe (V. Boutroux).

Depuis 30 années, il mène un atelier de création théâtrale au sein de l’hôpital psychiatrique du Puy-en-Velay. Avec la compagnie Aujourd’hui ça s’appelle pas, il a mis en scène une dizaine de spectacles créés par de jeunes autistes et psychotiques. Ce parcours singulier en fait un des spécialistes des relations entre l’art et la folie.
Son parcours est jalonné d’expériences diverses toutes en lien avec la création artistique : décorateur, comédien, auteur, adaptateur pour le théâtre, producteur radio, réalisateur cinéma et vidéo, responsable d’édition. Il intervient dans des colloques et participe à des groupes de réflexion.
Du 2 au 9 mars 2008, il organise à la Cour des 3 coquins à Clermont, Mémoire du futur - 30 années de théâtre ordinaire.


Nadge Prugnard Nadège Prugnard

Nadège Prugnard vit et travaille entre Clermont-Ferrand et Paris. Diplômée en philosophie et en art dramatique elle choisit le théâtre comme philosophie pour la vie.

Le théâtre, elle l'aime dans sa pluralité : interprétation, mise en scène, écriture, enseignement, lectures…

Elle parfait sa formation de comédienne lors de rencontres avec Alexandre del Perugia, Mauricio Celedon, François Dragon, Doris Harder, Marcel Bozonnet, Mikola Piniguine, Eugène Durif et Jean-Louis Hourdin.

En 1998, elle joue Les larmes amères de Petra Von Kant de Fassbinder et est engagée comme comédienne dans les Soliloques d'un chœur de Jean-Pierre Siméon mis en scène par Jean-Philippe Vidal à la Comédie de Clermont scène nationale. Plus récemment, on a pu la voir avec la compagnie Kumulus dans les Rencontres de boîtes.

Elle participe également à la mise en scène et à l'écriture de plusieurs spectacles. Depuis 1998, elle est chargée de cours d'art dramatique à l'école d'ingénieurs de Lempdes.

Passionnée, rebelle, écorchée vive, elle travaille depuis plusieurs années sur la création de spectacles et d’événements qui associent acte artistique et espace politique. Ses trois derniers textes ont été coproduits et créés à la Comédie de Clermont scène nationale dont la trilogie Corps de textes chaos et jouir avec Monoï (2003) mise en scène Bruno Boussagol, complicité dramaturgique d’Eugène Durif, Kamédur(x) Drama Rock (2005) et M.AM.A.E Meurtre artistique munitions actions explosion (2006) pour 6 comédiennes, mise en scène Marie-Do Fréval. En 1999, elle monte la compagnie Magma Performing Théâtre. Elle poursuit un travail d'écriture depuis plusieurs années : une écriture inédite proche du cri et du désir impatient, écriture d'urgence, viscérale, travail sur les sonorités, un monde de choc et de résonances décalées. Artiste engagée, elle organise en juin 2004, avec le Collectif Plateau tournant inter-régions et la Ville de Clermont, Qu’ils crèvent les artistes. En parallèle de ses activités théâtrales, elle met en place des ateliers d’écriture et scènes de Slam.
Elle travaille actuellement à la création de plusieurs projets et vient d’obtenir la bourse SACD Écrire pour la rue pour son prochain texte La Jeannine.

Elle est auteur associée au théâtre d’Aurillac.


Jean-Louis Debard Jean-Louis Debard

Après des études universitaires, Jean-Louis Debard devient comédien professionnel en 1979. Il est directeur de Compagnie de 1981 à 1990. Il mène une carrière au Théâtre, de 1979 à 2006, principalement en régions Auvergne et Rhône-Alpes.
Il joue aussi bien des textes du répertoire (Roméo et Juliette de Shakespeare; adaptation en langue arabe, Les Fourberies de Scapin de Molière, Les Caprices de Marianne de Musset, Lorsque cinq ans seront passés de Lorca, En attendant Godot de Beckett que des textes contemporains (L’atelier Volant de Novarina, Au bout du comptoir la mer de Valletti, La Demande d’emploi de Vinaver…).
Il signe des créations et adaptations théâtrales (d’après Maupassant, Prévert, Simenon, Irving, Jules Verne…).


Son univers artistique s’étend à la musique, la chanson, au Café théâtre (IVème République, les Contristes), à l’écriture pour le théâtre jeune public et le “spectacle-patrimoine”. Il anime des ateliers théâtre pour adultes et adolescents et des classes art dramatique en lycée. Il prête sa voix pour diverses réalisations sonores : films institutionnels, spectacles. Il est comédien dans divers films d’entreprises et publicitaires et pour des œuvres de fiction pour la télévision et le cinéma.


Pierre-Marius Court Pierre-Marius Court

Pierre-Marius Court suit une formation au C.N.R. de Clermont-Ferrand et au Ulmer Theater (Allemagne, 1969-1971). Il fait ses débuts comme comédien avec Pierre-Jean Valentin dans l'Histoire du Soldat (Ramuz/Stravinsky) en Suisse (Genève, Lausanne, Bienne…) en 1972-1973 puis rejoint Jean-Paul Prugne au Théâtre de l'Arc en Ciel (1973), Anne Plumet et Jacques Albaret au Théâtre Permanent (1974-1976), Gérard Girardeau et Jean-Luc Guitton au TACA (1976-1980), Pierre Giraud au Théâtre Permanent (1983), Dominique Freydefont au Théâtre Populaire en Auvergne (1982-1990), Patrick Gay-Belille (1983-1985) puis Bruno Castan (1986-2000) au Théâtre du Pélican, L’illustre Famille Burattini (1995-1997), Jean-Pierre Jourdain et Jean-Philippe Vidal à la Comédie de Clermont-Ferrand (1998-1999).
Il poursuit son parcours de comédien avec Jean-Vincent Lombard, La Folle aZure (2002-2006), Adan Sandoval à l’Ikaros Théâtre, Strasbourg (2003-2004), Compagnie DF (2005), Bruno Boussagol, Brut de béton production (2006), Elsa Carayon, Les rescapés de la Fosse commune, Janine Reiss, Centre lyrique d’Auvergne (2007).

En 1992, il crée avec Jean-Luc Guitton, la compagnie Les ravageurs avec laquelle ils créent des spectacles théâtraux où la musique se révèle un des éléments dramaturgiques majeurs au même titre que la parole (Airs bovins ou le soutien-gorge ensorcelé, On est prié de renouveler…) ou inspirés du théâtre de Grand-Guignol (Les détraquées).



dossier

dossier de presse de Women en pdf





Site optimisé pour Get Firefox

Conception Claire Durlin