spectacles en tourne


Nous sommes l'une des origines de notre monde connu. Mde est un peu notre mre tous, celle qu'on redoute, celle qui est toute puissante. Elle donne la vie certes, mais surtout elle donne la mort.

Ici, dans notre mise en scne, cette mise mort des enfants ne sera pas un acte seulement criminel. Il sera considr comme un pas en avant de la mise en civilisation des pulsions.
Mde est jalouse de Crse la future femme de Jason, son (encore) mari.
Elle est jalouse et sera seule bientt.
Seule, elle sera la proie de ses poursuivants et elle mourra.
Elle ne peut admettre cette soumission la lchet de Jason qui abandonne sa femme pour rester lui sain et sauf.
La pice avance par tapes, avec peu de prmditation de la part de Mde. De l'intuition, incontestablement.
Ce ne sera qu'au moment de tuer (sacrifier) son second fils qu'elle saisira dans le regard de Jason tout ce qu'il perd ne pas assumer sa position de pre, c'est--dire d'homme renonant une autre femme pour rester fidle Mde.
Cette prise de conscience est fulgurante et dterminante.

Selon Mde est pre ou plutt sera pre celui qu'elle dsigne comme tel. Jason refuse cette place drisoire croit-il, celle nomme par Mde auprs d'elle pour qu'il soit Le Pre.
Ce sera seulement au moment de la perte de son second fils que Jason saisira ce qu'aurait t sa place de pre. C'est en ne l'occupant pas qu'il la perd pour toujours. Mde est une fministe. C'est ce titre que nous l'apprhendons.
Elle est la premire femme qui dsigne la place du pre et plus seulement du gniteur. Elle choue certes, mais elle dsigne pour toutes les autres femmes la position qu'elles devront imposer l'homme pour que la structure dite familiale tienne.
Mde et sa nourrice sont trangres la Grce. Elles viennent de Colchide l'actuelle Gorgie. Le choeur et le messager sont grecs, comme Cron le roi de Corinthe et Jason le fils du roi de Thessalie.
C'est aussi de cette tension que vient le nouveau, l'invention de la famille.

Bruno Bousssagol




Brut de béton production
Conception et réalisation de Bruno Boussagol
Texte de Snque
Tradution de Florence Dupont
Interprétation : Nouche Jouglet-Marcus, Vronique Boutroux, Veronika Faure, Catherine Jouglet, Jean-Benot L'hritier, Jean-Luc Guitton & Bruno Boussagol

Lespace et le son

Notre scne est circulaire. L'action est ritualise. Le sacrifice est ncessaire. Le public est assis en cercle sur trois rangs en gradins. 4 entres aux 4 points cardinaux. L'une ouvre vers la mer, c'est l'entre de Mde et de la nourrice. L'autre ouvre sur la fort, c'est celle de Jason. Une autre ouvre sur le palais, c'est celle de Cron et du messager. La dernire ouvre sur la ville, c'est celle du choeur. Nous sommes dans la pnombre. Occasionnellement un rayon de soleil ou de lune fait briller un bras, un visage. la fin du spectacle, Mde est dans les cintres du thtre d'o elle s'enfuira.
Outre les voix des comdiens, le public entend des sons martels ou longs, sourds ou clatants, graves et pntrants.
Le spectacle doit fonctionner comme une descente aux sources de la pense balbutiante, un voyage hallucin aux origines effroyables de l'amour.

Bruno Boussagol



calendrier

contact tournée
Nathalie Robin
tél. 06 08 46 69 44
courriel : brut-de-beton@orange.fr

cration
du 3 au 7 mars 2009 20h30


Cour des 3 coquins
12, rue Agrippa d'Aubign à Clermont-Fd (63)

rservations : 04 73 42 60 58 (Billetterie Espace Victoire)

suivre Dautres dates sont en cours de ngociation





note
d’intention


Il y a des lectures qui mettent en transe.
Les yeux lisent, le cerveau dcrypte et s'offre l'association d'ides, le gouffre du pass s'ouvre l'angoisse, le trou de la mmoire creuse la gnalogie jusqu' l'anctre unique, premier, seul, commun, recouvert.

Accroch au livre, je divague.
Naufrag, je me retiens la page, la suivante.
De plus en plus vite je m'accroche aux mots - rochers qui ne cessent de se drober. Je suffoque, je vais mourir.
Une dernire fois, je respire.
Je tombe dans le rcit, le rcit d'un autre que moi, le rcit qui devient mien, le rcit qui est moi.
Rcit de tourments, de haines, de fureur, de vengeance.

Rien n'arrtera ma lecture sinon la mort.

-Maman pourquoi ai-je peur que tu me tues ?
Laisses moi natre seulement, je t'aiderai vivre.

Ces lectures abyssales, amniotiques j'en ai connu quatre.
Phdre de Jean Racine, Baise-moi de Virginie Despentes, 4.48 psychoses de Sarah Kane, Mde de Snque dans la traduction de Florence Dupont.
J'ai mis en scne les quatre textes.

Dans tous les cas une femme dsirante qui n'a pas ce qu'elle veut, qui perd ce qu'elle avait, qui espre toujours. Dans tous les cas, l'homme se drobe son amour.
Dsir, jalousie, frustration, passage l'acte.
Le franchissement, la transgression, la transmutation comme rsolution.
Prcipitation dans le geste meurtrier sur l'autre, sur soi.
Suspens sublime aprs le meurtre.
Unit retrouve, un instant avant le chaos.
Instant de cration toujours.

L'histoire de Mde a 4000 ans.
L'histoire de Mde ne cesse d'tre rcrite. Plutt par des hommes.
Une histoire de la peur des hommes ?

-Homme souviens-toi que tu n'tais pas humain !
-Homme souviens-toi que tu tais criminel !
-Homme souviens-toi que tu viens d'un gouffre d'obscurit !

Je me souviens.
J'cris que je me souviens.
J'cris les mfaits de mes anctres.
J'cris mes mfaits, je m'cris.
Je sacre par mon rcit.
motion, transe, catharsis.
Nous sommes tous des criminels. Nous coutons l'histoire du meurtre.
Le meurtre est crit, nous sommes ensemble autour de l'crit. Nous sommes ensemble.

- Maman, j'ai peur que tu me tues.
- Maman, j'ai peur que mon frre ne naisse pas.
- Maman, j'ai peur que tu le tues avant qu'il ne naisse.

Une mre donne la vie Si elle veut.

- Maman, pourquoi veux-tu que j'aille porter du beurre ma grand-mre ? Tu sais bien qu'il y a le loup entre nous ?
- Oui, je le sais. Vas-y mon fils.

-Maman, pourquoi me laisses-tu avec mes frres dans la fort ? Si tu nous perds, nous serons perdus ?
-Oui, je sais.

Une mre laisse la vie Si elle veut.

On tue un enfant.
On tue un enfant qui se laisse faire.
Mde tue.
Mde tue aussi son enfant, ses enfants.
Mais ce n'tait pas son premier crime.
Elle dcoupait aussi. Elle dcoupait le corps de son frre.
Elle mettait le feu au corps aussi, au corps de sa rivale.
Elle mettait en scne ses crimes.
Elle mettait mort.
C'tait une meurtrire plus qu'une criminelle.

Elle tue pour obtenir quelque chose.
Au fond, son crime est plus qu'un crime.
Elle sacrifie l'autre. Elle le sacre.

Sacrifier un corps humain pour laisser une trace, pour passer au rcit, pour crire.
Mde crit le meurtre primordial.
Celui qui arrte la dvoration incessante du mme que soi.

Dvoration du mme pour simplement vivre encore des millions d'annes.
Elle tue pour que cesse la dvoration. Pour que le temps advienne.
Le meurtre de Mde marque l'espace, divise le temps, inscrit le sens.
Ce passage est un acte, ce passage est une cration.

Par ce meurtre, elle inaugure l'histoire de l'homme occidental.

Mde crit l'histoire de l'homme, l'histoire de sa naissance, l'histoire de la menace, l'histoire de la mre.
Mde est notre mre furieuse qui prcipite ses enfants pour qu'ils soient spars du pre.
Elle a cette intuition que par cette sparation le pre peut souffrir.
Par le meurtre de ses fils, elle peut le tenir.
Par le meurtre de ses fils, elle nomme le pre.
Plus que par leur naissance.
Par le meurtre de ses fils, elle nomme le pre comme ne l'tant plus.

Mde inaugure tous les holocaustes.
Mde inaugure aussi la littrature comme pitaphe.
La littrature raconte le crime certes, mais le hisse au-dessus de la table sacrificielle.
La littrature rassemble les hommes pour qu'ils s'apaisent.
En cercle, ils coutent l'histoire, une histoire, leur histoire.
crire une histoire pour sortir de la rptition.

Mde ne cesse pas de s'crire.
crire Mde, c'est crire la mre tous les temps, depuis 4000 ans.
Cette mre qui nous fait peur toujours.
Cette mre qui fait peur au pre.
Cette mre qui fait peur au fils plus qu' la fille.
Mde a tu des fils.
Mde a tu des fils du pre.
Le pre n'a pu empcher le crime.
Et la civilisation a commenc.
Rites, rituels, rapts, sacrifices, massacres, guerres, gnocides.
Fureur et ravage.
Toujours et toujours.
Le temps griffe l'espace.
Griffure, graffure, criture, rapture, rature, littrature.
Toujours et toujours.

Depuis Mde, le temps compte.
Depuis Mde, le temps se raconte.

Jason n'a pu sauver ses fils.
C'est son fardeau.
Mais aussi ce fut un signe.
Dsormais les pres protgeront les fils de leur mre.

Quant aux filles, qu'elles se dbrouillent !


Bruno Boussagol, metteur en scne
Colloque Mde, on tue un enfant !
24 mai 2008
TRIP Travaux de Recherche sur l'Inconscient et la Pulsion
Thtre des Amandiers Nanterre




presse

Extraits de "Mde (mre furieuse)" en rptition et Bruno Boussagol invit de l'mission de Ccile Finot, "Art sur la Ville" sur Clermont 1re le 3 mars 2009.



l’équipe
de création


Bruno Boussagol Metteur en scne et rle du Messager
Bruno Boussagol


Entre 1970 et 1977, Bruno Boussagol obtient un DEA de philosophie, une licence de sociologie et étudie l'architecture, le cinéma, la pédagogie. Depuis 1978, date à laquelle il s'est installé en Auvergne, il travaille à partir des villes de Billom, Clermont-Ferrand et Le Puy-en-Velay. Dès 1982, il devient directeur artistique de festivals et d'événements, entre autres des Rencontres des spectacles vivants en Auvergne.

De 1982 à 1986, il programme plus de 150 spectacles dont Le Royal de Luxe, Le Puits aux images, le Cabaret Equestre Zingaro, l'Illustre Famille Burattini, Le Living Theater, Michel Portal, Angélique Ionatos, Don Cherry, Manu Dibango, Généric Vapeur, L'Oiseau Mouche… Il dirige ensuite Art en Souffrance (1989-1993) qui met en valeur les oeuvres réalisées par des artistes marginaux à la société (autistes, handicapés, délinquants, prisonniers), l'Année Bataille (1997, année du centenaire de la naissance, à Billom, de Georges Bataille) et le Festival de la Pensée – Pascalines (1997-1998), mettant en tension art contemporain (dans la rue) et débats philosophiques (hors université). En 2003, il codirige le festival “En attendant la Biélorussie…” avec Virginie Symaniec et en collaboration avec l'association Perspectives Biélorussiennes. Plus récemment en 2006, il réalise avec une trentaine d'artistes, La diagonale de Tchernobyl accueillie en résidence au Parapluie à Aurillac, au Moulin de l'étang à Billom et en Ukraine.

Bruno Boussagol est metteur en scène et scénographe. Les textes de la littérature contemporaine qu'il adapte révèlent un trajet individuel souvent initiatique dans lequel la question de la mort est posée. En 30 années, il a mis en scène une centaine de spectacles essentiellement inédits pour les compagnies Milieu du monde, Aujourd'hui ça s'appelle pas, Hôtel des voyageurs, ...Sinon son nectar..., théâtre de l'après histoire.
Depuis 1989, il dirige la compagnie Brut de béton production. Ses principales réalisations sont SombrePrintemps (U. Zürn), Erendira (G. Garcia Marquez), En attendant Godot (S. Beckett), Baise- Moi (V. Despentes), Le sens du combat (M. Houellebecq), La prière de Tchernobyl (S. Alexievitch), Fanny N. (L. Conti), La cour (M. Jouvancy), avec Virginie Symaniec La Prière de Tchernobyl en russe et biélorusse à Minsk, Elena ou la mémoire du futur (S. Alexievitch), Monoï (N. Prugnard), à la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale Phèdre(noire) (J. Racine), 4.48 psychose (S. Kane), La diagonale de Tchernobyl avec le Grand chahut collectif, Le petit musée de la catastrophe (V. Boutroux), Women, 68 même pas mort (N. Prugnard).
Depuis 30 années, il mène un atelier de création théâtrale au sein de l'hôpital psychiatrique du Puy-en-Velay. Avec la compagnie Aujourd'hui ça s'appelle pas, il a mis en scène une dizaine de spectacles créés par de jeunes autistes et psychotiques. Ce parcours singulier en fait un des spécialistes des relations entre l'art et la folie.
Son parcours est jalonné d'expériences diverses toutes en lien avec la création artistique : décorateur, comédien, auteur, adaptateur pour le théâtre, producteur radio, réalisateur cinéma et vidéo, responsable d'édition. Il intervient dans des colloques et participe à des groupes de réflexion.
En mars 2008, il organise Mémoire du futur 30 années de théâtre ordinaire à la Cour des 3 coquins de Clermont-Ferrand.


Nouche Jouglet-Marcus Mde
Nouche Jouglet-Marcus


Ne en 1972 Clermont-Ferrand, Nouche Jouglet-Marcus dbute en 1989 dans Sombre Printemps d'Unica Zrn mis en scne par Bruno Boussagol. Puis de 1991 2008 elle travaille successivement comme comdienne sous la direction de Pascale Spengler, Pierre-Olivier Scotto, Jean-Vincent Lombard, Ismal Safwan, Dominique Dolmieu, Mihai Sufu, Patrick Haggiag Sur des textes essentiellement contemporains tels que : Unica Zrn, Samuel Beckett, Heiner Mller, Bertold Brecht, Aziz Chouaki, Jon Fosse, Evgueni Grichkovets, Hristo Boytchev, Velibor Colic, Mihai Fusu, Moussa Akhdamov, Fabienne Mounier Mais aussi sur Marivaux, Snque, Carlo Goldoni
De 1990 1997 elle joue dans les crations tout public de l'auteur-metteur en scne Bruno Castan.
Dans les mises en scne de Bruno Boussagol, elle joue dans Sombre printemps (monologue, Unica Zrn), En attendant Godot (Estragon, Samuel Beckett), Cabaret voyage (cration collective), Le voyage incertain (monologue Mde de Snque/Euripide). Suivront Le nom des Pres (Thierry Marc), Phdre (noire) (d'aprs Jean Racine), 4.48 Psychose (Sarah Kane). Pour France culture, elle enregistre Sombre Printemps d'Unica Zrn, Orgie Nuptiale de Marion Aubert, Les lettres de Pelafina de Mark Z. Danielewski. Elle suit de nombreux stages auprs de Patrick Haggiag, Anatoli Vassiliev, Jol Pommerat, Phillipe Goyard, Alain Ginsburger, Jean-Paul Wenzel, et tout rcemment Nicolas Klotz.
Par ailleurs, en 2007, elle est assistante la mise en scne sur la Trilogie de la villgiature mis en scne par Patrick Haggiag.
Elle cre en 1996 La bote chuchotements, tte tte pour un spectateur qu'elle tourne rgulirement.


Catherine Jouglet La Nourrice
Catherine Jouglet


Ne en 1953, Catherine Jouglet dbute comme comdienne en 1978 avec le Thtre du Plican. En 1980, elle commence avec J. Stratonovitch une collaboration qui dure toujours. Depuis 1981, elle est comdienne dans des spectacles de Dominique Freydefont.
Au milieu des annes 80, elle participe l'aventure du collectif de comdiens S.T.A.R.S. (Socit Thtrale des Artistes Rsolus Survivre). En 1984, elle crit, ralise et interprte un conte pour enfant M comme Mathieu. En 1986, elle cre la compagnie Les ateliers du capricorne (la petite bte qui dvore les planches).
Depuis il y en a eu beaucoup d'autres, solos, duos crits par Catherine Jouglet ou Jean Stratonovitch. Ils ralisent et interprtent leur spectacles, font appel des metteurs en scne (Jean-Luc Guitton, Frank Gibaud). Leurs crations vont du thtre caractre scientifique pour enfants (Le triangle de Pascal, Une petite poule de couleur) au conte (Hansel et Gretel) en passant par le caf thtre (Les contristes).
Catherine Jouglet participe des spectacles de marionnettes ou de rue avec Jeanne Bouillotte et compagnie.

Elle lit pour France Culture Charlotte Delbo.
On la retrouve aussi sur le grand cran, la tlvision et dans des films institutionnels. Elle joue entre autres dans Guillaume Tell pour France 3 et une chane amricaine, La double vie de Vronique de Kieslowski ou L'instit. Elle participe des stages avec le Berliner Ensemble, les Fdrs, Pierre Debauche, Lehrstck de Brecht, Mikola Piniguine, Georges Bigot, Franois Cervants, Footsbarn et The right size, Clio, Thtre du Soleil, Giovanna Marini.


Jean-Benot L'heritier Jason
Jean-Benot L'heritier


N en 1970, Jean-Benot L'heritier est comdien dans Hier ist kein warum conception et mise en scne de Jean-Luc Bonhme, dans Le petit poucet de Jol Pommerat par la compagnie Hors Champs, mise en scne de Pascale Nandillon.
Il met en scne et joue L'autre d'aprs des textes d'Henri Michaux avec Evelyne Giordano.
Avec Pascale Spengler, il est assistant sur Initiales S.K et assistant et comdien sur Die Korrectur de Inge et Heiner Mller, deux coproductions franco-serbe des compagnies Les foirades de Strasbourg et les Human Teatr de Novi Sad.
Paralllement et aprs une formation aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, il s'est plutt livr aux arts plastiques. Il a beaucoup travaill de petits dessins, toujours ou presque lis l'intime, au dvoilement. Il a aussi sculpt, mesur, cousu, coll toujours dans la mme tentative d'un dpouillement risible. Il a expos plusieurs reprises notamment dans le cadre de cabinets de curiosit.


Jean-Luc Guitton Cron
Jean-Luc Guitton


N en 1954, Jean-Luc Guitton se forme comme comdien au Conservatoire National de Rgion de Clermont-Ferrand.
Depuis 1972, il participe la cration de plusieurs compagnies thtrales en Auvergne : Thtre de l'Arc-en-ciel, Thtre permanent, Thtre et Action culturelle en Auvergne (T.A.C.A.).
Il travaille comme comdien et/ou metteur en scne dans 75 crations thtrales essentiellement au Thtre du Plican sous la direction de Bruno Castan (metteur en scne et auteur) et au Wakan Thtre sous la direction de Dominique Touz.
Il joue aussi pour les compagnies, le Thtre de L'Arc en ciel, le Thtre Permanent, au T.A.C.A, au Thtre Populaire en Auvergne sous la direction de D.Freydefont, la Comdie Saint Just, au Thtre de l'Ephmre sous la direction de D. Lastre, avec L'Illustre famille Burratini, ETCArt, au thtre Vice Versa, au Thtre de l'Incendie sous la direction de L. Frchuret, la Comdie de Clermont-Ferrand sous la direction de J.P.Jourdain, au Conservatoire National Rgion de Clermont-Ferrand sous la direction de M.Guyard, avec Magma Performing Thtre sous la direction de Nadge Prugnard.

En 1992, il entreprend une formation de chant avec Genevive Aulagnon et cre avec Pierre-Marius Court la compagnie Les Ravageurs (thtre et musique).
Dans les mises en scne de Bruno Boussagol, il joue dans un monologue Le sens du combat (Michel Houellebecq), Le voyage incertain (d'aprs Ubu roi d'Alfred Jarry), Le cas Wagner (Nietzsche) pour La nuit de l'incertitude. Suivront No-made Kabaret (cabaret littraire) et Phdre (noire) (Jean Racine). Il met en scne plusieurs pices au SUC-Service Universit Culture de Clermont-Ferrand.
Il participe des courts- mtrages, des longs-mtrages pour le cinma et pour la tlvision.


Vronique Boutroux Le Choeur
Vronique Boutroux


Ne en 1959, Vronique Boutroux dbute sa formation au thtre de 1989 1992 avec l'atelier du Thtre des Quartiers d'Ivry. Elle joue successivement sous la direction de Claude Buchwald (Vous qui habitez le temps de Valre Novarina), d'Elodie Renard (Dmantibulation de la femme acheve), de Claude Merlin (Les Eblouissements de Monsieur Maurice d'aprs les romans de Maurice Fourr), de Pascal Fleury (La maison de Bernarda Alba de Lorca). cette occasion, elle travaille la danse flamenco avec Raquel Gomez.
Elle joue ensuite comme comdienne sous la direction Anna Andreotti (La complainte de Madame Evelyne), dans une mise en espace d'Elsa Pokrovsky (Pauvres et sans issue de Dominique Hubin), nouveau sous la direction de Claude Merlin (La dernire sirne de Pascal Mainard), sous la direction de Jean-Paul Zennacker (Dans le Temps de Danile Gasiglia, adaptation d' la recherche du temps perdu de Proust) et sous la direction de Bruno Boussagol (Phdre (noire) de Jean Racine, La diagonale de Tchernobyl, rsidence en Ukraine, dans des zones contamines par la catastrophe de la centrale de Tchernobyl, au parapluie d'Aurillac). Elle participe la ralisation d'entresorts (travail intgrant l'criture et la photographie), d'une procession et d'un banquet. Depuis La diagonale de Tchernobyl, son travail de cration autour de la vie en territoire contamin se poursuit avec Bruno Boussagol. Elle cre pour la cie Brut de bton production, une exposition-visite thtralise intitule Le petit muse de la catastrophe. Elle apporte cette cration ses photographies, son criture, son jeu.

Elle participe des stages de thtre et des ateliers avec Lisa Wurmser sur le thtre de Vampilov, avec Claude Merlin sur la prsence potique de l'acteur, avec Jol Pommerat, Alain Gintzburger sur l'oeuvre de Marguerite Duras, avec Vincent Rouche et Anne Cornu sur Le clown, dfi d'acteur, dfi d'auteur. Elle travaille le chant depuis 1991 successivement avec Anne Dubost-Charvet (atelier de chant baroque autour de Psyche de Lully), Eugene Green (travail de la gestuelle et de la dclamation baroque), Catherine Schroeder (atelier de chant mdival, travail thtral sur l'Ordo Virtutum d'Hilde garde von Bingen), Giovanna Marini (chant populaire italien), Tatiana Markhel (chanson populaire russe et bilorusse).


Veronika Faure Le Choeur
Veronika Faure


N en 1974, Veronika Faure s'est forme Paris avec Guy Shelley, Eva Saint-Paul, Rosine Rochette et dbute sa carrire thtrale en 1995-1996 avec la Compagnie du Chariot Nomade qui tourne en France et en Belgique un spectacle clown pour enfants.
Elle travaille comme comdienne dans des crations thtrales : sous la direction de Guy Shelley dans Le Jeu de l'Amour et du Hasard (d'aprs Marivaux) et Saintes Amantes (d'aprs Valeria Moretti), sous la direction de Claudie Lauroy dans Le Conte d'Hiver (d'aprs William Shakespeare), sous la direction de Nadge Prugnard dans Jean-Jacques (Nadge Prugnard et Marie-Do Frval), sous la direction de Marie Steen dans La nouvelle Dulcine (Miguel Angel Sevilla), Valse n6 (Nelson Rodrigues), Quartier Lumire (Marie Steen), sous la direction de Marie-Do Frval dans M.A.M.A.E. (Nadge Prugnard) et sous la direction de Gunther Leschnik Murder Party autour de William Shakespeare et d'auteurs contemporains.

Elle joue dans un documentaire fiction Nuages en Vol d'aprs l'oeuvre de A.Tchekhov, ralis par Guy Shelley.
Elle est assistante la mise en scne dans Danser Lughnasa de Brian Friel sous la direction de Guy Freixe.
Elle a t durant plusieurs annes technicienne plateau, lumires dans divers spectacles en tournes.
Elle est danseuse de Tango Argentin et pratique l'accordon.



dossier

dossier de presse de Mde en pdf




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Conception Claire Durlin