spectacles en tourn�e


Nous sommes � l'une des origines de notre monde connu. M�d�e est un peu notre m�re � tous, celle qu'on redoute, celle qui est toute puissante. Elle donne la vie certes, mais surtout elle donne la mort.

Ici, dans notre mise en sc�ne, cette mise � mort des enfants ne sera pas un acte seulement criminel. Il sera consid�r� comme un pas en avant de la mise en civilisation des pulsions.
M�d�e est jalouse de Cr��se la future femme de Jason, son (encore) mari.
Elle est jalouse et sera seule bient�t.
Seule, elle sera la proie de ses poursuivants et elle mourra.
Elle ne peut admettre cette soumission � la l�chet� de Jason qui abandonne sa femme pour rester lui sain et sauf.
La pi�ce avance par �tapes, avec peu de pr�m�ditation de la part de M�d�e. De l'intuition, incontestablement.
Ce ne sera qu'au moment de tuer (sacrifier) son second fils qu'elle saisira dans le regard de Jason tout ce qu'il perd � ne pas assumer sa position de p�re, c'est-�-dire d'homme renon�ant � une autre femme pour rester fid�le � M�d�e.
Cette prise de conscience est fulgurante et d�terminante.

Selon M�d�e est p�re ou plut�t � sera p�re � celui qu'elle d�signe comme tel. Jason refuse cette place d�risoire croit-il, celle nomm�e par M�d�e aupr�s d'elle pour qu'il soit Le P�re.
Ce sera seulement au moment de la perte de son second fils que Jason saisira ce qu'aurait �t� sa place de p�re. C'est en ne l'occupant pas qu'il la perd pour toujours. M�d�e est une f�ministe. C'est � ce titre que nous l'appr�hendons.
Elle est la premi�re femme qui d�signe la place du p�re et plus seulement du g�niteur. Elle �choue certes, mais elle d�signe pour toutes les autres femmes la position qu'elles devront imposer � l'homme pour que la structure dite familiale tienne.
M�d�e et sa nourrice sont �trang�res � la Gr�ce. Elles viennent de Colchide l'actuelle G�orgie. Le choeur et le messager sont grecs, comme Cr�on le roi de Corinthe et Jason le fils du roi de Thessalie.
C'est aussi de cette tension que vient le nouveau, l'invention de la famille.

Bruno Bousssagol




Brut de béton production
Conception et réalisation de Bruno Boussagol
Texte de S�n�que
Tradution de Florence Dupont
Interprétation : Nouche Jouglet-Marcus, V�ronique Boutroux, Veronika Faure, Catherine Jouglet, Jean-Beno�t L'h�ritier, Jean-Luc Guitton & Bruno Boussagol

L�espace et le son

Notre sc�ne est circulaire. L'action est ritualis�e. Le sacrifice est n�cessaire. Le public est assis en cercle sur trois rangs en gradins. 4 entr�es aux 4 points cardinaux. L'une ouvre vers la mer, c'est l'entr�e de M�d�e et de la nourrice. L'autre ouvre sur la for�t, c'est celle de Jason. Une autre ouvre sur le palais, c'est celle de Cr�on et du messager. La derni�re ouvre sur la ville, c'est celle du choeur. Nous sommes dans la p�nombre. Occasionnellement un rayon de soleil ou de lune fait briller un bras, un visage. � la fin du spectacle, M�d�e est dans les cintres du th��tre d'o� elle s'enfuira.
Outre les voix des com�diens, le public entend des sons martel�s ou longs, sourds ou �clatants, graves et p�n�trants.
Le spectacle doit fonctionner comme une descente aux sources de la pens�e balbutiante, un voyage hallucin� aux origines effroyables de l'amour.

Bruno Boussagol



calendrier

contact tournée
Nathalie Robin
tél. 06 08 46 69 44
courriel : [email protected]

cr�ation
du 3 au 7 mars 2009 � 20h30


Cour des 3 coquins
12, rue Agrippa d'Aubign� à Clermont-Fd (63)

r�servations : 04 73 42 60 58 (Billetterie Espace Victoire)

� suivre� D�autres dates sont en cours de n�gociation





note
d’intention


Il y a des lectures qui mettent en transe.
Les yeux lisent, le cerveau d�crypte et s'offre � l'association d'id�es, le gouffre du pass� s'ouvre � l'angoisse, le trou de la m�moire creuse la g�n�alogie jusqu'� l'anc�tre unique, premier, seul, commun, recouvert.

Accroch� au livre, je divague.
Naufrag�, je me retiens � la page, � la suivante.
De plus en plus vite je m'accroche aux mots - rochers qui ne cessent de se d�rober. Je suffoque, je vais mourir.
Une derni�re fois, je respire.
Je tombe dans le r�cit, le r�cit d'un autre que moi, le r�cit qui devient mien, le r�cit qui est moi.
R�cit de tourments, de haines, de fureur, de vengeance.

Rien n'arr�tera ma lecture sinon la mort.

-Maman pourquoi ai-je peur que tu me tues ?
Laisses moi na�tre seulement, je t'aiderai � vivre.

Ces lectures abyssales, amniotiques j'en ai connu quatre.
Ph�dre de Jean Racine, Baise-moi de Virginie Despentes, 4.48 psychoses de Sarah Kane, M�d�e de S�n�que dans la traduction de Florence Dupont.
J'ai mis en sc�ne les quatre textes.

Dans tous les cas une femme d�sirante qui n'a pas ce qu'elle veut, qui perd ce qu'elle avait, qui esp�re toujours. Dans tous les cas, l'homme se d�robe � son amour.
D�sir, jalousie, frustration, passage � l'acte.
Le franchissement, la transgression, la transmutation comme r�solution.
Pr�cipitation dans le geste meurtrier sur l'autre, sur soi.
Suspens sublime apr�s le meurtre.
Unit� retrouv�e, un instant avant le chaos.
Instant de cr�ation toujours.

L'histoire de M�d�e a 4000 ans.
L'histoire de M�d�e ne cesse d'�tre r��crite. Plut�t par des hommes.
Une histoire de la peur des hommes ?

-Homme souviens-toi que tu n'�tais pas humain !
-Homme souviens-toi que tu �tais criminel !
-Homme souviens-toi que tu viens d'un gouffre d'obscurit� !

Je me souviens.
J'�cris que je me souviens.
J'�cris les m�faits de mes anc�tres.
J'�cris mes m�faits, je m'�cris.
Je sacre par mon r�cit.
�motion, transe, catharsis.
Nous sommes tous des criminels. Nous �coutons l'histoire du meurtre.
Le meurtre est �crit, nous sommes ensemble autour de l'�crit. Nous sommes ensemble.

- Maman, j'ai peur que tu me tues.
- Maman, j'ai peur que mon fr�re ne naisse pas.
- Maman, j'ai peur que tu le tues avant qu'il ne naisse.

Une m�re donne la vie� Si elle veut.

- Maman, pourquoi veux-tu que j'aille porter du beurre � ma grand-m�re ? Tu sais bien qu'il y a le loup entre nous ?
- Oui, je le sais. Vas-y mon fils.

-Maman, pourquoi me laisses-tu avec mes fr�res dans la for�t ? Si tu nous perds, nous serons perdus ?
-Oui, je sais.

Une m�re laisse la vie� Si elle veut.

On tue un enfant.
On tue un enfant qui se laisse faire.
M�d�e tue.
M�d�e tue aussi son enfant, ses enfants.
Mais ce n'�tait pas son premier crime.
Elle d�coupait aussi. Elle d�coupait le corps de son fr�re.
Elle mettait le feu au corps aussi, au corps de sa rivale.
Elle mettait en sc�ne ses crimes.
Elle mettait � mort.
C'�tait une meurtri�re plus qu'une criminelle.

Elle tue pour obtenir quelque chose.
Au fond, son crime est plus qu'un crime.
Elle sacrifie l'autre. Elle le sacre.

Sacrifier un corps humain pour laisser une trace, pour passer au r�cit, pour �crire.
M�d�e �crit le meurtre primordial.
Celui qui arr�te la d�voration incessante du m�me que soi.

D�voration du m�me pour simplement vivre encore des millions d'ann�es.
Elle tue pour que cesse la d�voration. Pour que le temps advienne.
Le meurtre de M�d�e marque l'espace, divise le temps, inscrit le sens.
Ce passage est un acte, ce passage est une cr�ation.

Par ce meurtre, elle inaugure l'histoire de l'homme occidental.

M�d�e �crit l'histoire de l'homme, l'histoire de sa naissance, l'histoire de la menace, l'histoire de la m�re.
M�d�e est notre m�re furieuse qui pr�cipite ses enfants pour qu'ils soient s�par�s du p�re.
Elle a cette intuition que par cette s�paration le p�re peut souffrir.
Par le meurtre de ses fils, elle peut le tenir.
Par le meurtre de ses fils, elle nomme le p�re.
Plus que par leur naissance.
Par le meurtre de ses fils, elle nomme le p�re comme ne l'�tant plus.

M�d�e inaugure tous les holocaustes.
M�d�e inaugure aussi la litt�rature comme �pitaphe.
La litt�rature raconte le crime certes, mais le hisse au-dessus de la table sacrificielle.
La litt�rature rassemble les hommes pour qu'ils s'apaisent.
En cercle, ils �coutent l'histoire, une histoire, leur histoire.
�crire une histoire pour sortir de la r�p�tition.

M�d�e ne cesse pas de s'�crire.
�crire M�d�e, c'est �crire la m�re � tous les temps, depuis 4000 ans.
Cette m�re qui nous fait peur toujours.
Cette m�re qui fait peur au p�re.
Cette m�re qui fait peur au fils plus qu'� la fille.
M�d�e a tu� des fils.
M�d�e a tu� des fils du p�re.
Le p�re n'a pu emp�cher le crime.
Et la civilisation a commenc�.
Rites, rituels, rapts, sacrifices, massacres, guerres, g�nocides.
Fureur et ravage.
Toujours et toujours.
Le temps griffe l'espace.
Griffure, graffure, �criture, rapture, rature, litt�rature.
Toujours et toujours.

Depuis M�d�e, le temps compte.
Depuis M�d�e, le temps se raconte.

Jason n'a pu sauver ses fils.
C'est son fardeau.
Mais aussi ce fut un signe.
D�sormais les p�res prot�geront les fils de leur m�re.

Quant aux filles, qu'elles se d�brouillent !


Bruno Boussagol, metteur en sc�ne
Colloque � M�d�e, on tue un enfant ! �
24 mai 2008
TRIP Travaux de Recherche sur l'Inconscient et la Pulsion
Th��tre des Amandiers Nanterre




presse

Extraits de "M�d�e (m�re furieuse)" en r�p�tition et Bruno Boussagol invit� de l'�mission de C�cile Finot, "Art sur la Ville" sur Clermont 1�re le 3 mars 2009.



l’équipe
de création


Bruno Boussagol Metteur en sc�ne et r�le du Messager
Bruno Boussagol


Entre 1970 et 1977, Bruno Boussagol obtient un DEA de philosophie, une licence de sociologie et étudie l'architecture, le cinéma, la pédagogie. Depuis 1978, date à laquelle il s'est installé en Auvergne, il travaille à partir des villes de Billom, Clermont-Ferrand et Le Puy-en-Velay. Dès 1982, il devient directeur artistique de festivals et d'événements, entre autres des Rencontres des spectacles vivants en Auvergne.

De 1982 à 1986, il programme plus de 150 spectacles dont Le Royal de Luxe, Le Puits aux images, le Cabaret Equestre Zingaro, l'Illustre Famille Burattini, Le Living Theater, Michel Portal, Angélique Ionatos, Don Cherry, Manu Dibango, Généric Vapeur, L'Oiseau Mouche… Il dirige ensuite Art en Souffrance (1989-1993) qui met en valeur les oeuvres réalisées par des artistes marginaux à la société (autistes, handicapés, délinquants, prisonniers), l'Année Bataille (1997, année du centenaire de la naissance, à Billom, de Georges Bataille) et le Festival de la Pensée – Pascalines (1997-1998), mettant en tension art contemporain (dans la rue) et débats philosophiques (hors université). En 2003, il codirige le festival “En attendant la Biélorussie…” avec Virginie Symaniec et en collaboration avec l'association Perspectives Biélorussiennes. Plus récemment en 2006, il réalise avec une trentaine d'artistes, La diagonale de Tchernobyl accueillie en résidence au Parapluie à Aurillac, au Moulin de l'étang à Billom et en Ukraine.

Bruno Boussagol est metteur en scène et scénographe. Les textes de la littérature contemporaine qu'il adapte révèlent un trajet individuel souvent initiatique dans lequel la question de la mort est posée. En 30 années, il a mis en scène une centaine de spectacles essentiellement inédits pour les compagnies Milieu du monde, Aujourd'hui ça s'appelle pas, Hôtel des voyageurs, ...Sinon son nectar..., théâtre de l'après histoire.
Depuis 1989, il dirige la compagnie Brut de béton production. Ses principales réalisations sont SombrePrintemps (U. Zürn), Erendira (G. Garcia Marquez), En attendant Godot (S. Beckett), Baise- Moi (V. Despentes), Le sens du combat (M. Houellebecq), La prière de Tchernobyl (S. Alexievitch), Fanny N. (L. Conti), La cour (M. Jouvancy), avec Virginie Symaniec La Prière de Tchernobyl en russe et biélorusse à Minsk, Elena ou la mémoire du futur (S. Alexievitch), Monoï (N. Prugnard), à la Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale Phèdre(noire) (J. Racine), 4.48 psychose (S. Kane), La diagonale de Tchernobyl avec le Grand chahut collectif, Le petit musée de la catastrophe (V. Boutroux), Women, 68 même pas mort (N. Prugnard).
Depuis 30 années, il mène un atelier de création théâtrale au sein de l'hôpital psychiatrique du Puy-en-Velay. Avec la compagnie Aujourd'hui ça s'appelle pas, il a mis en scène une dizaine de spectacles créés par de jeunes autistes et psychotiques. Ce parcours singulier en fait un des spécialistes des relations entre l'art et la folie.
Son parcours est jalonné d'expériences diverses toutes en lien avec la création artistique : décorateur, comédien, auteur, adaptateur pour le théâtre, producteur radio, réalisateur cinéma et vidéo, responsable d'édition. Il intervient dans des colloques et participe à des groupes de réflexion.
En mars 2008, il organise Mémoire du futur 30 années de théâtre ordinaire à la Cour des 3 coquins de Clermont-Ferrand.


Nouche Jouglet-Marcus M�d�e
Nouche Jouglet-Marcus


N�e en 1972 � Clermont-Ferrand, Nouche Jouglet-Marcus d�bute en 1989 dans Sombre Printemps d'Unica Z�rn mis en sc�ne par Bruno Boussagol. Puis de 1991 � 2008 elle travaille successivement comme com�dienne sous la direction de Pascale Spengler, Pierre-Olivier Scotto, Jean-Vincent Lombard, Isma�l Safwan, Dominique Dolmieu, Mihai Sufu, Patrick Haggiag� Sur des textes essentiellement contemporains tels que : Unica Z�rn, Samuel Beckett, Heiner M�ller, Bertold Brecht, Aziz Chouaki, Jon Fosse, Evgueni Grichkovets, Hristo Boytchev, Velibor Colic, Mihai Fusu, Moussa Akhdamov, Fabienne Mounier� Mais aussi sur Marivaux, S�n�que, Carlo Goldoni�
De 1990 � 1997 elle joue dans les cr�ations � tout public� de l'auteur-metteur en sc�ne Bruno Castan.
Dans les mises en sc�ne de Bruno Boussagol, elle joue dans Sombre printemps (monologue, Unica Z�rn), En attendant Godot (Estragon, Samuel Beckett), Cabaret voyage (cr�ation collective), Le voyage incertain (monologue M�d�e de S�n�que/Euripide). Suivront Le nom des P�res (Thierry Marc), Ph�dre (noire) (d'apr�s Jean Racine), 4.48 Psychose (Sarah Kane). Pour France culture, elle enregistre Sombre Printemps d'Unica Z�rn, Orgie Nuptiale de Marion Aubert, Les lettres de Pelafina de Mark Z. Danielewski. Elle suit de nombreux stages aupr�s de Patrick Haggiag, Anatoli Vassiliev, Jo�l Pommerat, Phillipe Goyard, Alain Ginsburger, Jean-Paul Wenzel, et tout r�cemment Nicolas Klotz.
Par ailleurs, en 2007, elle est assistante � la mise en sc�ne sur la Trilogie de la vill�giature mis en sc�ne par Patrick Haggiag.
Elle cr�e en 1996 La bo�te � chuchotements, t�te � t�te pour un spectateur qu'elle tourne r�guli�rement.


Catherine Jouglet La Nourrice
Catherine Jouglet


N�e en 1953, Catherine Jouglet d�bute comme com�dienne en 1978 avec le Th��tre du P�lican. En 1980, elle commence avec J. Stratonovitch une collaboration qui dure toujours. Depuis 1981, elle est com�dienne dans des spectacles de Dominique Freydefont.
Au milieu des ann�es 80, elle participe � l'aventure du collectif de com�diens S.T.A.R.S. (Soci�t� Th��trale des Artistes R�solus � Survivre). En 1984, elle �crit, r�alise et interpr�te un conte pour enfant M comme Mathieu. En 1986, elle cr�e la compagnie Les ateliers du capricorne (la petite b�te qui d�vore les planches).
Depuis il y en a eu beaucoup d'autres, solos, duos �crits par Catherine Jouglet ou Jean Stratonovitch. Ils r�alisent et interpr�tent leur spectacles, font appel � des metteurs en sc�ne (Jean-Luc Guitton, Frank Gibaud). Leurs cr�ations vont du th��tre � caract�re scientifique pour enfants (Le triangle de Pascal, Une petite poule de couleur�) au conte (Hansel et Gretel) en passant par le caf� th��tre (Les contristes).
Catherine Jouglet participe � des spectacles de marionnettes ou de rue avec Jeanne Bouillotte et compagnie.

Elle lit pour France Culture Charlotte Delbo.
On la retrouve aussi sur le grand �cran, � la t�l�vision et dans des films institutionnels. Elle joue entre autres dans Guillaume Tell pour France 3 et une cha�ne am�ricaine, La double vie de V�ronique de Kieslowski ou L'instit. Elle participe � des stages avec le Berliner Ensemble, les F�d�r�s, Pierre Debauche, Lehrst�ck de Brecht, Mikola Piniguine, Georges Bigot, Fran�ois Cervant�s, Footsbarn et The right size, Clio, Th��tre du Soleil, Giovanna Marini.


Jean-Beno�t L'heritier Jason
Jean-Beno�t L'heritier


N� en 1970, Jean-Beno�t L'heritier est com�dien dans Hier ist kein warum conception et mise en sc�ne de Jean-Luc Bonh�me, dans Le petit poucet de Jo�l Pommerat par la compagnie Hors Champs, mise en sc�ne de Pascale Nandillon.
Il met en sc�ne et joue L'autre d'apr�s des textes d'Henri Michaux avec Evelyne Giordano.
Avec Pascale Spengler, il est assistant sur Initiales S.K et assistant et com�dien sur Die Korrectur de Inge et Heiner M�ller, deux coproductions franco-serbe des compagnies Les foirades de Strasbourg et les Human Teatr de Novi Sad.
Parall�lement et apr�s une formation aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, il s'est plut�t livr� aux arts plastiques. Il a beaucoup travaill� � de petits dessins, toujours ou presque li�s � l'intime, au d�voilement. Il a aussi sculpt�, mesur�, cousu, coll� toujours dans la m�me tentative d'un d�pouillement risible. Il a expos� � plusieurs reprises notamment dans le cadre de cabinets de curiosit�.


Jean-Luc Guitton Cr�on
Jean-Luc Guitton


N� en 1954, Jean-Luc Guitton se forme comme com�dien au Conservatoire National de R�gion de Clermont-Ferrand.
Depuis 1972, il participe � la cr�ation de plusieurs compagnies th��trales en Auvergne : Th��tre de l'Arc-en-ciel, Th��tre permanent, Th��tre et Action culturelle en Auvergne (T.A.C.A.).
Il travaille comme com�dien et/ou metteur en sc�ne dans 75 cr�ations th��trales essentiellement au Th��tre du P�lican sous la direction de Bruno Castan (metteur en sc�ne et auteur) et au Wakan Th��tre sous la direction de Dominique Touz�.
Il joue aussi pour les compagnies, le Th��tre de L'Arc en ciel, le Th��tre Permanent, au T.A.C.A, au Th��tre Populaire en Auvergne sous la direction de D.Freydefont, � la Com�die Saint Just, au Th��tre de l'Eph�m�re sous la direction de D. Last�re, avec L'Illustre famille Burratini, � ETC�Art, au th��tre Vice Versa, au Th��tre de l'Incendie sous la direction de L. Fr�churet, � la Com�die de Clermont-Ferrand sous la direction de J.P.Jourdain, au Conservatoire National R�gion de Clermont-Ferrand sous la direction de M.Guyard, avec Magma Performing Th��tre sous la direction de Nad�ge Prugnard.

En 1992, il entreprend une formation de chant avec Genevi�ve Aulagnon et cr�e avec Pierre-Marius Court la compagnie Les Ravageurs (th��tre et musique).
Dans les mises en sc�ne de Bruno Boussagol, il joue dans un monologue Le sens du combat (Michel Houellebecq), Le voyage incertain (d'apr�s Ubu roi d'Alfred Jarry), Le cas Wagner (Nietzsche) pour La nuit de l'incertitude. Suivront No-made Kabaret (cabaret litt�raire) et Ph�dre (noire) (Jean Racine). Il met en sc�ne plusieurs pi�ces au SUC-Service Universit� Culture de Clermont-Ferrand.
Il participe � des courts- m�trages, des longs-m�trages pour le cin�ma et pour la t�l�vision.


V�ronique Boutroux Le Choeur
V�ronique Boutroux


N�e en 1959, V�ronique Boutroux d�bute sa formation au th��tre de 1989 � 1992 avec l'atelier du Th��tre des Quartiers d'Ivry. Elle joue successivement sous la direction de Claude Buchwald (Vous qui habitez le temps de Val�re Novarina), d'Elodie Renard (D�mantibulation de la femme achev�e), de Claude Merlin (Les Eblouissements de Monsieur Maurice d'apr�s les romans de Maurice Fourr�), de Pascal Fleury (La maison de Bernarda Alba de Lorca). � cette occasion, elle travaille la danse flamenco avec Raquel Gomez.
Elle joue ensuite comme com�dienne sous la direction Anna Andreotti (La complainte de Madame Evelyne), dans une mise en espace d'Elsa Pokrovsky (Pauvres et sans issue de Dominique Hubin), � nouveau sous la direction de Claude Merlin (La derni�re sir�ne de Pascal Mainard), sous la direction de Jean-Paul Zennacker (Dans le Temps de Dani�le Gasiglia, adaptation d'� la recherche du temps perdu de Proust) et sous la direction de Bruno Boussagol (Ph�dre (noire) de Jean Racine, La diagonale de Tchernobyl, r�sidence en Ukraine, dans des zones contamin�es par la catastrophe de la centrale de Tchernobyl, au parapluie d'Aurillac). Elle participe � la r�alisation d'entresorts (travail int�grant l'�criture et la photographie), d'une procession et d'un banquet. Depuis La diagonale de Tchernobyl, son travail de cr�ation autour de la vie en territoire contamin� se poursuit avec Bruno Boussagol. Elle cr�e pour la cie Brut de b�ton production, une exposition-visite th��tralis�e intitul�e Le petit mus�e de la catastrophe. Elle apporte � cette cr�ation ses photographies, son �criture, son jeu.

Elle participe � des stages de th��tre et des ateliers avec Lisa Wurmser sur le th��tre de Vampilov, avec Claude Merlin sur la pr�sence po�tique de l'acteur, avec Jo�l Pommerat, Alain Gintzburger sur l'oeuvre de Marguerite Duras, avec Vincent Rouche et Anne Cornu sur Le clown, d�fi d'acteur, d�fi d'auteur. Elle travaille le chant depuis 1991 successivement avec Anne Dubost-Charvet (atelier de chant baroque autour de Psych�e de Lully), Eugene Green (travail de la gestuelle et de la d�clamation baroque), Catherine Schroeder (atelier de chant m�di�val, travail th��tral sur l'Ordo Virtutum d'Hilde garde von Bingen), Giovanna Marini (chant populaire italien), Tatiana Markhel (chanson populaire russe et bi�lorusse).


Veronika Faure Le Choeur
Veronika Faure


N� en 1974, Veronika Faure s'est form�e � Paris avec Guy Shelley, Eva Saint-Paul, Rosine Rochette et d�bute sa carri�re th��trale en 1995-1996 avec la Compagnie du Chariot Nomade qui tourne en France et en Belgique un spectacle clown pour enfants.
Elle travaille comme com�dienne dans des cr�ations th��trales : sous la direction de Guy Shelley dans Le Jeu de l'Amour et du Hasard (d'apr�s Marivaux) et Saintes Amantes (d'apr�s Valeria Moretti), sous la direction de Claudie Lauroy dans Le Conte d'Hiver (d'apr�s William Shakespeare), sous la direction de Nad�ge Prugnard dans Jean-Jacques (Nad�ge Prugnard et Marie-Do Fr�val), sous la direction de Marie Steen dans La nouvelle Dulcin�e (Miguel Angel Sevilla), Valse n�6 (Nelson Rodrigues), Quartier Lumi�re (Marie Steen), sous la direction de Marie-Do Fr�val dans M.A.M.A.E. (Nad�ge Prugnard) et sous la direction de Gunther Leschnik Murder Party autour de William Shakespeare et d'auteurs contemporains.

Elle joue dans un documentaire fiction Nuages en Vol d'apr�s l'oeuvre de A.Tchekhov, r�alis� par Guy Shelley.
Elle est assistante � la mise en sc�ne dans Danser � Lughnasa de Brian Friel sous la direction de Guy Freixe.
Elle a �t� durant plusieurs ann�es technicienne plateau, lumi�res dans divers spectacles en tourn�es.
Elle est danseuse de Tango Argentin et pratique l'accord�on.



dossier

dossier de presse de M�d�e en pdf




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